28 octobre 2020

La guerre des mouches n’aura pas lieu

La nouvelle-instant. Je n’ai pas répondu correctement aux attendus de l’exercice. Pour autant, j’ai corrigé les quelques erreurs relevées par mon correcteur et mes comparses. Sans oublier que je me suis éclatée à la rédiger. Je ferais mieux la prochaine fois…

Bzzzz ! Une mouche traverse la pièce me taquinant de son bourdonnement excessivement gras ! Comme je déteste les mouches ! Elles ont un don fabuleux pour agacer tous mes sens, à venir fricoter dans le creux de mes oreilles ! Déjà, c’est rond, noir et moche et en plus, ça sert à quoi franchement ?! Et puis, entre nous, elles n’ont aucun goût pour la bonne gastronomie ! Comme dirait ma mère “cha maque du brun”* J’attrape un prospectus que j’enroule pour me créer l’arme la plus redoutable qui soit, celle à laquelle tout le monde pense mais qui n’est guère efficace dans 80% des cas. Je ne possède pas de talent fou pour la chasse aux mouches. Elles sont souvent plus rapides que mes pauvres réflexes dignes d’un Gaston Lagaffe. Je lance la première offensive.

“Les hostilités sont ouvertes. Approche-toi, pathétique moucheron ! Tu vas tâter de ma lame !”

La rusée se pose sur mon bureau noir. Je vise la prétendue coupable qui joue au caméléon avec moi.

Un coup sec et maladroit ; la vilaine se met de nouveau à bourdonner en s’envolant tranquillement. Elle a décidé de jouer au chat et à la souris avec moi la maline. J’en suis persuadée : son chant victorieux n’est que temporaire. Bientôt, c’est moi qui gagnera la guerre en écrasant son corps poilu et rondelet contre le mur, laissant au passage quelques traces de sang, vastes souvenirs d’une bataille épique entre elle et moi. J’en ai vaincue des belles et des pas mûres. Des mouches minuscules, des mouches bien grasses et bien dodues, des mouches aux reflets bleus très étranges mais fascinants !

“Ci-gît Gisèle la mouche-caméléon !” L’épitaphe imaginaire de cette grosse effrontée me fait sourire. “Gisèle, ça c’est un prénom pour une mouche ! ça aurait pu être Gertrude, Marguerite ou Babeth mais j’aime bien la consonance de Gisèle”.

Après moult coups de mon épée de papier, à brasser l’air inutilement, j’ai fini par déjouer les nombreux plans machiavéliques de cette gueuse. J’ai ouvert la fenêtre et elle est partie vers d’autres horizons en riant de sa belle aventure.

Point de sang ! La guerre des mouches n’aura pas lieu !

*cha maque du brun = ça mange du caca (dialecte ch’ti)

Une réflexion sur « La guerre des mouches n’aura pas lieu »

  1. Bonjour Dorothée !

    Effectivement, je comprends que tu te sois amusée à l’écrire, il y a beaucoup d’humour malgré cette scène assez affreuse d’écrasage de mouche. Je saisis pourquoi sans doute la publication reste à côté de la consigne, car j’imagine qu’il n’y a pas vraiment d’instant en soi, ou de nouvelle au sens strict de la forme (je l’ai fait à quelques reprises me semble-t-il surtout sur les formats ultra courts !). Il n’empêche que ça se lit bien, et qu’on apprécie le côté facétieux de la scène. Belle journée à toi, SAbrina.

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